Le chef de l’État a reçu ce mardi 1 mai les leaders des centrales syndicales qui lui ont remis leurs cahiers de doléances, en cette fête du travail. Macky Sall, qui vient d’éteindre la crise scolaire, a saisi l’occasion pour dire ses quatre vérités aux syndicalistes.

« Il faut quand même reconnaitre que beaucoup a été fait ces six dernières années. C’est la raison pour laquelle j’en appelle au sens élevé des responsabilités des leaders syndicaux pour construire ensemble une paix sociale durable propice à la productivité, suggère le président de la République. Si on ne fait pas de croissance on ne peut pas satisfaire les revendications. Il faut que ce soit clair. On ne peut pas toujours dire : ‘dioxma, dioxma’ (‘nous réclamons, nous réclamons’) et en retour il n’y a pas de compensation. Ce n’est pas durable. »

Macky Sall souhaite une « paix sociale durable, propice à la compétitivité au travail ». Cependant, signale-t-il, « quand ce n’est pas possible, ce n’est pas possible; (et) la grève ne fera pas plier » l’État, qui « n’est pas là que pour les salariés ».

« Si nous avons une ambition commune pour notre pays, nous devons pouvoir nous entendre autour de l’essentiel. Chaque fois qu’il sera possible de faire des avancées sociales, croyez-moi, je le souhaiterai plus que vous. Parce que je voudrais le laisser comme marqueur. Et quand ce n’est pas possible, ce n’est pas possible. »

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